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Histoire de l'église Saint Léger
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Eglise > Histoire de l'église Saint Léger

L’ancienne église de Glisy et son cimetière semblent être contemporains du château. Elle était contigüe à l’enceinte du château. Elle aurait été bâtie dans les mêmes pierres que le château.





L'église Saint Léger (photo : C.bonnard)


De 20 m de long et 7 mètres de large, son chevet était tourné vers l’est. Elle était éclairée par 8 fenêtres romanes. On y pénétrait par une porte latérale du côté du midi. Le sol était encore en terre battue en 1724 et recouvrait de nombreuses sépultures : la famille de Glisy (sous le chœur) et la famille Louvel.


L’entretien de l’église fut entièrement négligé de 1792 à 1821, où un nouveau conseil de Fabrique fut nommé.

En 1842, on vota la construction d’une sacristie au nord de l’église ; beaucoup de réparations sont entreprises.
Après la vente des terres du marquis de Glisy, pendant la Révolution, on ferma la porte de l’église donnant sur le domaine seigneurial.

En 1843, le Conseil Municipal de Glisy décidait d’envoyer à Monsieur de Clermont Tonnerre une lettre pour l’informer que le Conseil tenait à sa disposition la pierre sépulcrale de l’église, pierre qu’il avait réclamée ; cette pierre portait le nom de Jehan de Glisy, dont la famille de Clermont-Tonnerre est affiliée du côté maternel. Le personnage gravé dans la pierre est une femme, on y voit aussi les armes de Glisy et une inscription en caractères gothiques : Mounseneur Jehan pries lui et au-dessus de Jehan les deux mots de Glisi. La date ne doit pas être postérieure à 1337. Cette femme serait l’épouse ou la fille de Jehan de Glisy qui vécut vers 1334.

L’église, adossée à l’enceinte du château, était entourée d’un cimetière. Au bout de 6OO ans, il n’y avait plus de place et la seigneur refusant de céder de nouveaux terrains, les habitants se résignèrent à enterrer leurs morts à Blangy.
Se souvenant que le village était probablement implanté autrefois plus à l’Ouest, ils ouvrirent malgré l’éloignement, un nouveau cimetière dans le coteau entre le cimetière actuel et la voie ferrée. Ce cimetière servit 21O ans et c’est son agrandissement décidé en Octobre 19O5 qui sert aujourd’hui.

Enfin, en 1854, l’église de Glisy est érigée en chapelle vicariale et celle de Lamotte-Brebière en chapelle de secours dépendant d’elle.

Le Saint patron de la Paroisse est Saint Léger.

La Compagnie de Chemins du Nord construit en 1867 la ligne d’Amiens à Tergnier à moins de 10 mètres de l’église.

En 1868, l’église nécessite de gros travaux de rénovation.
Le Conseil Municipal se pose le problème d’entreprendre des travaux de réparations ou de construire une nouvelle église.

Le 29 Mai 1868, le Conseil Municipal décide de construire une nouvelle église sur le modèle de celle de Dommartin, dans le jardin presbytéral et faisant face à la rue d’en-Haut, pour un montant de 20200 Francs (18OOO Francs provenant de la vente des terrains à la Cie des Chemins de Fer du Nord, de la vente d’arbres et d’excédent de tourbage).

Le projet fut stoppé par l’occupation prussienne de 1870, qui causa beaucoup de privations et d’argent aux habitants, obligés de loger et nourrir les soldats ennemis ainsi que leurs chevaux (cette occupation coûta au village la somme de 32167 Francs en contributions, réquisitions et vols).

Le 4 Février 1873, le Conseil Municipal reprend le projet et opte pour les plans et le devis d’un montant de 26542 Francs de l’architecte Delefortrie, « ne voulant à aucun prix s’attirer le blâme de ses commettants, mais désireux de mériter leur estime en leur offrant et en laissant aux générations futures un édifice solide, élégant et digne du culte auquel il sera consacré ».
Le projet de réparation de l’ancienne église est abandonné.

En 1875, le projet est monté à 39.338 Francs .
Le 13 Juin 1875, le Conseil Municipal refuse la construction, compte tenu des modifications apportées au devis des travaux et de l’insuffisance des ressources de la commune.
Le 6 Septembre de la même année, il adopte le projet de construction de la nouvelle église sans augmenter d'impôts « mais en faisant un emprunt de 5000 Francs qui sera remboursé avec le produit de l’aliénation d’une partie de la rente que la commune possède sur l’Etat ».

La construction commence ; les études et les travaux se déroulent de 1876 à 1879.

Le 21 Mai 1878, le Conseil Municipal vote un crédit de 350 Francs pour l'achat d'un harmonium pour l'église.

En 1879, des centimes additionnels pour l'achat d'une cloche de 5OO kilos d'un montant de 15OO Francs.

Quant à l’horloge à quadruple cadrans, sonnant les heures, les demis et les quarts, elle fut offerte par Alfred Dècle, ancien maire, qui y fit graver "don de Monsieur Alfred Dècle, propriété communale imprescriptible, centenaire de la Révolution" ; cette horloge a frappé sa première heure le 14 Juillet 1889.

Les statues ornant l’église ont fait l’objet de dons (Saint Nicolas par le Curé, Sainte Catherine par une quête faite par les jeunes filles de la Commune…)

La Bénédiction et l’entrée en jouissance de l’église ont lieu le 15 Août 1879.

 
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